lundi 02 août 2004 | 12 visiteurs (dont 4 membres) connectés en ce moment

Produit par Arnold Lanni et King's X. Mixé par Arnold Lanni, King's X et Brian garcia. Enregistré au Milagro Sound Recorders, Glendale, Californie.
Doug Pinnick (basse, voix); Ty Tabor (guitares, voix); Jerry Gaskill (batterie, choeurs, chant sur 11)
"Ear Candy" est le plus mal aimé des albums de King's X, conspué par beaucoup à sa sortie, dénigré par les nouveaux venus. Comme si King's X, en revenant au mélodisme, à une forme de douceur, à la pop chorale et l'envie du soleil s'était trompé. Trompé... regardez cette pochette, lisez ce titre, n'en déplaise aux hommes chiens, King's X sait ce qu'il fait, il le montre et l'assume. Malgré son apparence de volte face, "Ear Candy" n'a rien oublié de "Dogman"... ce sont plutôt ses détracteurs qui ont oublié "Gretchen...", qui ont oublié la foi, l'espoir et l'amour qui animent les King's X, psychédéliques dans l'âme. Le son est brut, cru, les guitares sont lourdes, la batterie ricoche d'harmonique et de charley ouvert, la rythmique est aussi volontaire que sur le disque noir. Mais là où les pièces lentes de "Dogman" nageaient en pleine tristesse, celles de "Ear Candy" marchent dans les prairies, retrouvent les étendues nostalgiques et légères de Summerland. King's X a gardé cette fraîcheur grunge et franche acquise avec "Dogman", l'acoustique nature du son va même ici plus loin, et il s'en est allé, pour un voyage mystique comme Gretchen à l'époque, faire un tour en Nebraska. Du plus direct ( Sometime, Looking for love..) au plus tranquille (thinking and wondering...), le trio nous offre une collection délicate et multicolore, authentique et toujours puissante. Depuis "The train" la parfaite, pêchue et psyché, jusqu'à "Life going by" la voyageuse mélodique, chaque pièce impose sa couleur, sa petite personne, de la rage de "Sometime" à l'émotion de "Lies in the sand", la mélancolie qui rie jaune de "American cheese", ce disque est un plaisir, un must de feeling et de richesse sonore. "Fathers", "Picture", par un grunge mélodique, groove et authentique, le groupe signe des pièces entre intimisme et universalité, souverains incontestables sur le territoire rock. Un album de photos, de souvenirs, de symboles, un album de musique au goût inimitable et à l'équilibre, encore une fois, stupéfiant. Que certans se rassurent, king's X est encore sombre et s'en ira le prouver. Pour l'instant, le groupe ainsi nommé entend défendre encore une parole faite d'espoir, de vie et de couleurs, d'envies et de plaisirs. D'une durée de vie peut-être un peu plus courte qu'un "Dogman", "Ear Candy" n'en demeure pas moins un des albums les plus heureusement symptômatiques du potentiel unique des texans. May 2004
note
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Hélas cher khan, certainement que ce Kings'x renoue avec la douceur mais une douceur veule et sans saveur. je ne parle pas de pochette mais de zique... Les pauvres gars ont l’air lessivés (mâtes moi le dos du skeud !, si c’est pas triste quand même ! on leur a pressé le citron jusqu’à la pulpe à ces braves et ils n’ont plus de jus !) et là, ils ne se sont manifestement pas "creusé" c'est couplet refrain 4/4 quantifié à la croche tout le temps avec des phrasés on ne peut plus chiants, attendus et scolaires !.. reste le son KINGSX, donc 2/6. Ps : ah oui, pour ce qui est du sombre, c'est avec ce groupe totalement hors propos. Ne faîtes plus s'il vous plaît de prosélytisme avec vos "sombres" par-ci, "sombres" par-là, çà en devient lassant et l'expression s'en désacralise dangereusement (ouaf!, ouaf!) à moins que vous ne considériez Carla Bruni comme faisant partie intégrante de ce "sombre" à présent galvaudé ?
Note donnée au disque :
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