Le groupe
américain du Michigan est composé de Rod
Morgenstein (Dixie Dregs), batterie
et percussions, John Myung (Dream
Theater), basse, et Ty Tabor
(King’s X), guitares et voix. Il a débuté
sous le nom de Platypus il y a quelques
années. En perdant Derek Sherinian
(claviers), The Jelly Jam a perdu son
côté jazz, même si le batteur a subi la même
influence.
C’est Ty Tabor qui
compose les paroles, très personnelles. Parmi
ses influences, il cite The Beatles et
surtout John Lennon. John Myung,
lui, reconnaît avoir été influencé par John
Squire (Yes), Steve Harris
(Iron Maiden) et Geddy Lee
(Rush). Lors d’une interview, Rod
Morgenstein cite parmi les batteurs qui
l’ont influencé Ringo Starr (The
Beatles), Mitch Mitchell (Jimi
Hendrix Experience), John Bonham
(Led Zeppelin) et, plus étonnant
peut-être, Clive Bunker (Jethro
Tull). Mais les influences sont très bien
maîtrisées et assimilées.
« Not Today
» est un morceau de hard rock qui fait
penser à Boston, un groupe américain des
années septante, mais c’est joué de façon très
différente. La voix de Ty Tabor est
parfaite pour ce genre de
production.
« Coming Round » est
dans le même style que le précédent tandis que
« Empty » est un exercice de style sur
fond de musique hard rock genre Kansas
mais en plus élaboré. La voix de Ty Tabor
est en point de mire tout au long de ce très bon
titre.
Par contraste, « Drop The Gun
» est mélodieux à souhait, surtout au début,
et rappelle le rock progressif. Après, la
musique devient plus musclée, pour assurer une
transition parfaite avec « Allison », un
véritable hymne au rock américain avec débauche
de guitares sur fond de section rythmique
excellente. Rod Morgenstein derrière ses
tonneaux et John Myung à la basse y
donnent leur pleine mesure. Un must
!
« Maybe » est un titre beaucoup
plus lent et doux au début mais le style
americana revient au galop. La voix un peu
nasillarde de Ty Tabor y est bien mise en
valeur. « She Was Alone » signe aussi ses
origines américaines, comme tout le CD au
demeurant. Rythme syncopé à la Toto,
harmonies vocales semblables à celles de
Crosby, Stills and Nash,
tout y est. Remarquable !
« Angel Or
Devil » poursuit dans la même voie, mais en
plus lent et en plus élaboré. De nouveau, les
harmonies vocales font penser à Crosby,
Stills and Nash et la musique
musclée à Kansas, mais avec la
personnalité propre de The Jelly Jam.
C’est bien chanté, bien joué et ça déménage. Que
demander de plus ? « You Don’t Need Me
Anymore » est une ballade acoustique au
rythme assez enlevé qui rappelle encore
Crosby, Stills and
Nash.
Sur un rythme irrésistible,
« Runaway » exhibe la voix parfaite de
Ty Tabor et ses riffs de guitare.
Combinés au caractère déchaîné de la batterie,
ils donnent à ce morceau son caractère
imparable. « War Is … » est nettement
inférieur à tout point de vue. C’est un hard
rock besogneux pas vraiment à la hauteur du
reste. Enfin, le très court « Message »
termine ce CD en douceur mais est tout à fait
dispensable.
Le groupe joue une musique
cataloguée rock mais elle est complexe et
intellectuelle. On ne s’étonnera pas qu’ils
soient plus connus en Europe qu’en
Amérique.
Les titres :
- « Not Today »
- « Coming Round »
- « Empty »
- « Drop The Gun »
- « Allison »
- « Maybe »
- « She Was Alone »
- « Angel Or Devil »
- « You Don’t Need Me Anymore »
- « Runaway »
- « War Is … »
- « Message »
Pays:
US
InsideOutMusic / SPV 085-60822
Sortie:
2004/09/13