CHRONIQUES AFFECTIVES
| POUNDHOUND MASSIVE GROOVES... | METAL BLADE RECORD |
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| 01. Rev 02. Jangle 03. Shake 04. Music 05. Love 06. Darker 07. Friends 08. Soul 09. Supersalad 10. Psycholove 11. Blindeye 12. Red 13. Hey 14. River |
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Déjà 6 ans qu’il est sorti ce premier Poundhound….Petit retour en arrière… Été 98. Depuis mai 1996, rien de neuf de la part de notre trio préféré à se mettre en les oreilles…Il y a certes eu le Best Of avec une magistrale version live de Over my Head et trois inédits sympas (dont Lover, j’adore ce titre con comme la lune et terrible à la fois, comme Two, d’ailleurs). Rien donc à se passer en boucle.Et voilà que sort le premier album solo de Doug.Aaaah !!! Doug, le mec qui m’a donné envie de faire de la basse et du gros son (avec Slayer et SOD quand même !) J’achète donc le Massive Grooves et là, vrai déception. Intro naze, son proche d’une maquette. Je le range à la lettre O pour oubliettes ! Deuxième saut dans le temps. Juin 2001. Sorti du deuxième Poundhound. Je l’achète aussi espérant trouver dedans cette flamme qui anime les albums de King’s X. Je tombe sur la version contenant le Bootleg en vidéo, ce truc tourné avec deux caméscopes au son approximatif, et là… le choc !Ces compos du premier album qui j’avais trouvé si médiocres se révèlent malgré l’interprétation parfois limite. Du coup, retour sur le Massive Groove dépoussiéré pour l’occasion. Oubliant une production pas folichonne, je redécouvre ces quatorze titres avec bonheur. Cet album est une tuerie. Des morceaux simples, efficaces avec un tas d’idées musicales nichées à droite à gauche. Les guitares sont accordées très bas (Do dièse comme sur les albums de King’s x, voir en Si) et cela donne à l’ensemble un côté très lourd. Jangle me donne furieusement envie de pogotter avec ce refrain imparable et ses guitares acoustiques très folk. Les paroles annoncent la couleur « Grungelism Rock music, low down, let the funky music takes you higher. » Le programme est clair . Du gros rock funky ! Et si on est réticent à ce style ou que l’on craint le résultat, Doug dit dans le titre music : « No need to fear, it’ only music. » On a donc à faire à des paroles rock’n’roll naze genre sex, drugs and R’n’R ? Eh bien, si certains titres ne sont pas d’une profondeur abyssale, d’autres parlent de vécu avec des mots simples. Love me touche particulièrement, ça sent l’histoire vraie, comme celles racontées jadis par Pierre Bellemare à la radio, mais je m’égare. « Won’t you tell me, tell me how how to find somebody… Got my heart stolen, then broke into. » Quand Doug nous chante ça avec toute l’âme qu’il y met, on ne peut qu’être touché surtout quand la musique est aussi bonne. Le break solo me met à genoux. Rien de très technique, juste des tripes, et j’aime ça ! Friends évoque quelques amis disparus ou incarcérés. Dans Darker et son refrain inspiré, notre chanteur préféré nous raconte son blues. Les titres s’enchaînent, possédant tous cette faculté de nous captiver avec ces mélodies qui ne payent pas de mine !Que des tubes rock, mes amis !Supersalad m’écrase avec cette rage dans la voix. Répits avec Psycholove et là encore, avec sa superbe mélodie. Jusqu’à la fin, c’est pareil. On en arrive alors à River. Aaaah !!!! River. J’ai usé le cd de la version Bootleg live de ce titre. C’est marrant comment d’une chanson simplissime d’une minute, on peut faire un monument en live, un chef-d’œuvre (Bon, faut quand même la voix de Doug pour ça !)Une fois la première impression dépassée, cet album se révèle donc intense, riche plus roots que King’s X mais toujours avec cette voix, ce feeling. Si le troisième Poundhound pouvait être de cette trempe ! SCOTT- Décembre 2004 |
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